Promenons-nous dans l’émoi

La Cie minuscule propose une déambulation conteuse et musicale au coeur du patrimoine. La musique habille les curiosités architecturales, les histoires tapissent les espaces naturels et la pierre, les mots, les notes les arbres débarquent tout droit d’un petit monde affranchi des modernités ambiantes. Il fait bon suivre la ronde de ces artistes trublions le nez dans les étoiles et la tête au cœur d’un rêve de gosse.
Le spectacle, adapté à tous les publics, se pare pour la soirée ou l’après-midi des atours de la commune d’accueil et offre 90 minutes d’une flânerie sur mesure, singulière et inattendue. Le périple est fait de sons et d’images. La présence incongrue d’un piano sous le saule, un chant ancien qui s’élève derrière les murs, une danse déployée au cœur du conte et la parole poétique s’empare des lieux pour tisser un canevas délicat et pétillant. Planant et drôle, parsemé de surprises c’est une promenade ciselée comme un objet précieux.

L’étape préliminaire est la visite de la commune et la découverte des lieux propices à une halte. Église, tertre boisé, fontaine, ou grotte, tout est matière à convoquer la multitude et la richesse des histoires et accompagnements musicaux.
Cette visite, qui devra se dérouler en présence de tous les responsables concernés, sera également l’occasion de rencontres avec un ou plusieurs habitants de la commune pour un moment de partage et d’échange dans le but éventuel d’un «mini-collectage» qui viendra nourrir la singularité de la proposition.

L’étape suivante est celle de l’élaboration du spectacle par la Compagnie. Cueillette dans les répertoires, résultats de l’inspiration suscitée par les lieux et les rencontres, bribes de collectage et le tissage prend forme.

Le jour du spectacle ou la veille (si la déambulation se déroule le matin), une dernière reconnaissance des lieux et un filage technique sont indispensables avant la représentation. Un lieu de repli est à prévoir en cas d’intempéries.
Le spectacle peut se dérouler de jour comme de nuit. Le choix des haltes sera donc également en rapport avec les possibilités d’éclairage et de valorisation des lieux.

Les services techniques de la commune pourront être sollicités pour le transport et la mise en place d’éléments de décor fournis par la Compagnie ou du matériel d’éclairage.

- 90 mn – à partir de 8 ans – Dossier de présentation (3,8 Mo).

Un commentaire lu sur le site des Scènes d’Eté en Gironde:
Le 04.09.2011 par VALéRIE ANASTASIE à 16h26
Spectacle vu : Promenons-nous dans l’émoi – 17 Juin à 19H00
Il est sept heures moins dix, une fin d’après midi comme on n’aime pas vraiment. Un peu hébétés nous émergeons du flot des idiots qui ont arpentés les allées bondées de quelque supermarché et puis, la rocade est bien trop chargée…Silence, un ange passe…là, juste au dessus de notre petite voiture. Et, par miracle, la tête un peu ailleurs, je l’entends qui me dit « il est sept heures moins dix, il est encore temps ». 

Jean-Louis et moi sommes amoureux…du parc du Cypressat, des contes, de la musique nostalgique, des balades dans les bois, des instants de grâce volés au temps qui passe. Cela ne fait ni une ni deux mais plutôt tout les deux. Nous prenons la première sortie en vue et nous échappons par les chemins de traverse. Il est sept heures quand nous nous approchons de l’esplanade d’entrée du parc. Le public est déjà là. Ambre et Christophe aussi, qui nous accueillent d’un immense sourire qui réchauffe le cœur, l’amitié et les après-midi un peu pourries.

Ambre est toujours aussi belle, pleine de cette grâce des femmes épanouies. Christophe est toujours aussi doux, plein de cette sérénité des hommes qui ont voyagé.

Voilà, nous y sommes : une vue aérée sur le bois voisin, un chemin en pente douce, des pelouses qu’on a laissé pousser, des jeunes cyprès à la queue leu leu près à prendre la relève de leurs aînés. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser guider.

Des mots d’accueil, quelques notes d’accordéon, quelques pas de mise en jambe, un cerf qui passe en contrebas nous taquiner l’imagination. Et puis, des histoires, de la musique, des paroles douces ou cruelles, des instants tristes ou poétiques.

Des boîtes de vitesse que l’on passe rageusement, un éventail qui s’envole, la dernière page d’une vie que l’on écrit quand on a à peine vingt ans, des rêves qu’il ne faut surtout pas raconter. Une voix qui s’élève au dessus de la rumeur de la ville pour une histoire d’amour sur fond de déchetterie municipale et de tailleur minuscule un peu déchiré. Des notes qui flottent entre les feuilles des chênes, une clairière, un seau qui se renverse et se réjouit, par l’eau répandue, de donner vie à mille fleurs colorées. Un chant qui vient de très loin, on ne sait d’où. Un chant pourtant si familier. Le temps qui passe, ou non. Le temps qui fait demi-tour et nous aussi, le temps qui remonte la vie et nous la pente. Le temps de lire une histoire et de sentir le jour tomber, doucement. Un bosquet un peu caché, un piano au milieu d’une clairière. S’assoir, tous en rond, se tenir chaud. La fraîcheur est tombée après que le jeune fils de l’artisan se soit envolé. Une baleine sous les cyprès, une vieille sorcière au panty blanc, un voyage dans le temps et dans la vie à faire, une princesse à aimer…un rêve, à partager.

C’était le samedi 3 septembre, au parc du Cypressat à Cenon, avec Ambre Oz et Christophe Lasnier.

Merci.

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